« Antiterrorisme » et répression des oppositions : un verdict sans précédent en Russie

À l’automne 2017, dans le contexte de la coupe du monde de football en Russie et de l’élection présidentielle à venir, six personnes sont arrêtées dans la ville de Penza puis torturéеs par le FSB. Sous la torture, ces militants anarchistes et antifascistes ont avoué avoir fondé puis être impliqués dans une organisation terroriste appelée « Réseau ». Fin janvier 2018, trois autres antifascistes ont été arrêtés par le FSB à Saint-Pétersbourg. Ils ont également été battus, torturés à l’électricité et forcés à avouer être membre de la soi-disante organisation « Réseau ». Enfin, en juillet 2018, deux autres arrestations ont eu lieu à Penza. La réactivité des membres de la commission locale de surveillance des lieux de détention (ONK) de Saint-Pétersbourg a permis à l’affaire de connaitre une certaine résonance mais sans possibilité d’action véritable sur le cours de l’instruction, contrôlée par les organes de sécurité. Après deux années de travail d’enquête volontairement bâclé, des verdicts particulièrement lourds et sans précédent ont été prononcés le 10 février 2020 à l’encontre des accusés de Penza. Nous présentons ci-dessous la traduction française du communiqué du Centre des droits de l’homme Mémorial.

Le-verdict-dans-laffaire-Réseau Memorial

Original en russe/оригинал на русском

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